Ghislaine et Jean-Pierre ont 80 ans. Tous les deux, la même année. Promotion 1946 !
En 1946, la France adoptait la IVe République par référendum, le premier Festival de Cannes ouvrait dans le casino municipal et Louis Réard présentait le bikini à la piscine Molitor. De ces cinq nouveautés, la IVe République a tenu douze ans. Les quatre autres sont toujours là, et deux d'entre elles seront à la fête.
Additionnez maintenant leurs deux âges : 160. Un chiffre qui nous ramène à 1866. Cette année-là, Alfred Nobel mettait au point la dynamite, le premier câble télégraphique transatlantique reliait enfin l'Europe à l'Amérique, Dostoïevski publiait Crime et Châtiment et un certain Erik Satie venait au monde à Honfleur. Autant dire que le monde avait encore du travail. Ghislaine et Jean-Pierre, eux, ont visiblement pris de l'avance.
Il fallait bien que cela arrive, même si personne ne sait où sont passées toutes ces années. Et à les voir, honnêtement, on a du mal à croire à ce chiffre.
Nous serons donc 49 autour d'eux, dont une dizaine d'enfants à surveiller pour éviter qu'ils ne vident les verres en cachette.
Restait à trouver le cadeau. Après avoir écarté la canne sculptée, le fauteuil releveur et l'abonnement à une revue de mots fléchés, nous avons tranché : un voyage !
Les voyages forment la jeunesse, paraît-il. Ces deux-là ont pris le proverbe très au sérieux, et ça se voit. Autant continuer le traitement : une valise à faire, des horaires à respecter, un plan à déplier dans le vent, rien de tel pour garder la forme.
La destination ? Elle n'est pas arrêtée, et c'est volontaire. Ce que nous réunirons ensemble décidera s'ils partent vers une destination à trois heures de route ou vers quelque chose de plus lointain. Connaissant leur aptitude à trouver le soleil là où il n'y en a pas, les deux leur conviendront.
Vient le moment un peu délicat.
Chacun donne ce qu'il souhaite, au moment qui lui convient, et rien du tout si ce n'est pas le bon moment. Les montants n'apparaissent nulle part, personne ne les verra et personne ne tiendra de comptes. Deux euros, c'est un café qu'ils boiront quelque part en terrasse. Un mot laissé dans le message a la même valeur, et ils le reliront sans doute plus souvent que le reste.
Ce qui les touchera le plus, c'est de voir combien de personnes auront pensé à eux.
Côté pratique : vous participez du montant de votre choix, par carte bancaire ou par virement. Les paiements sont sécurisés et aucune création de compte n'est nécessaire.
Cagnotte ouverte jusqu'au 30 octobre 2026. Merci à vous, et rendez-vous très bientôt pour souffler leurs 160 bougies.
Hadrien & Léonard, Séverine
Gaspard & Théophile, Christine & Nicolas