Dans la nuit du 27 au 28 juin 2026, une tempête a duré une heure et demie. Le vent a arraché les tôles du hangar du voisin et les a projetées jusque dans mes bâches, où elles se sont plantées. Mes serres étaient pourtant ancrées au sol, mais la force du vent a eu raison de ces fixations. Trois de mes six serres ont été entièrement détruites, les trois autres endommagées. La récolte était prévue le 15 juillet, dans quelques jours à peine.
J'avais cherché à assurer mes serres. Le premier assureur du secteur contacté couvre uniquement les structures fixées au béton, une faille que je découvre aujourd'hui au pire moment. Évidemment me retourner juridiquement contre le voisin n'est pas dans mon état d'esprit.
Je m'appelle Arthur, je cultive dans l'Oise, à Orvillers-Sorel, à une heure de Paris. Ma reconversion, je l'ai faite à quarante ans, un âge qui m'a fermé la porte des aides à l'installation des jeunes agriculteurs. Depuis trois ans, je cultive des tomates d'exception pour les chefs étoilés parisiens et la Grande Épicerie de Paris, des variétés fragiles, choisies uniquement pour leur goût, avec beaucoup de soin : des algues marines diluées dans l'eau et pulvérisées sur le feuillage pour protéger les plants, l'eau de dilution ajustée au jus de citron pour le bon pH, le sol enrichi en potassium par la vinasse de betterave, en calcium par la poudre d'huîtres.
Chacune de mes serres, d'occasion, m'a coûté, tout compris, 10 000€. Trois détruites, c'est 30 000€ de dommage réel, l'objectif affiché ici.
Mise à jour : sur les trois serres détruites, une a pu être relevée, même s'il reste beaucoup de travail dessus, notamment changer et renforcer la bâche. Les deux autres se révèlent plus abîmées que prévu et devront probablement être intégralement démontées et reconstruites. La ferraille seule coûte environ 2000 à 3000€ par serre, mais l'essentiel du coût est la main d'œuvre pour tout démonter et tout remonter, c'est ce qui fait vite grimper les chiffres.
Grâce à vous, nous avons déjà pu financer la main d'œuvre nécessaire pour bidouiller ce qu'il faut et sauver la récolte de cette saison. Merci infiniment, chaque don a compté. Il reste maintenant à financer la reconstruction complète des deux serres les plus touchées, un chantier plus long qui se poursuivra au-delà de la récolte.
Un rêve qui a mis trois ans à pousser mérite de continuer, même après une heure et demie de tempête. Merci pour votre don, votre partage, ou votre coup de main sur place.